Nouadhibou : Abdallahi Ould Ahmed Ould Chreif , Voilà déjà un an que tu nous as quittés pour un monde meilleur.
Aujourd'hui cela fait un an que tu nous as quittés, le temps pourra s’enfuir mais n’effacera jamais de nos cœurs ce que tu as été pour nous tous. C’est difficile de se passer d’une personne aussi exceptionnelle que toi. Nous pensons à toi très souvent ; ton souvenir est comme un livre préféré, un livre qu’on lit et relit et qui n’est jamais refermé.
Prenons quelques instants pour nous remémorer le souvenir de Monsieur Abdallahi Ould Ahmed Ould Chreif décédé le vendredi 25 décembre 2020 : Mais avant cela, j'aimerais signaler qu’il est temps de donner une place visible et officielle aux grands patriotes qui ont servi noblement ce pays afin qu'aucun visage, aucun nom ne soit oublié. Un mois après son décès, feu Abdallahi ould Ahmed Ould Chreif qui méritait un hommage de la part de la douane mauritanienne à l’occasion de la fête internationale des douanes qui coïncide avec le 26 janvier de chaque année pour continuer à faire vivre sa mémoire , aucun hommage ne lui a été rendu par la douane. Il est temps d'honorer tous ceux qui se sont engagés pour la défense de la patrie, ces hommes et ces femmes qui se sont battus, qui se sont sacrifiés au nom du Pays, au nom de ses valeurs, pour la Mauritanie, pays d’Honneur, de Fraternité et de Justice.
‘’ Né en 1928 dans la région de Dakhlet -Nouadhibou, Abdallahi Ould Ahmed Ould Chreif fut un enfant intelligent, doué et avide de connaissances. Il faisait partie du premier groupe de jeunes de Nouadhibou partis étudier à Boutilimit.
Après ses études à Boutilimit, il reçoit en 1958 une formation militaire pour devenir plus tard un douanier de la première promotion (Numéro Matricule : 001), il servira à Kaédi, Aïoun, Nouakchott, Atar, Zouerate, F’derick, Boulanouar, avant de rejoindre Nouadhibou.
Le 1ier janvier 1990, il est admis à jouir de ses droits à la retraite après les bons et loyaux services qu’il a rendus à la douane pendant 32 ans.
Le 3 janvier 1990, il décide de son propre gré de libérer son logement de douanier pour s’installer dans la banlieue Nord de Nouadhibou plus généralement appelée «Numrowatt ».
Malgré cela, la réglementation douanière relative au logement social, l'autorise normalement à continuer d'occuper son logement jusqu'à la fin de l'année scolaire surtout que ces enfants étaient scolarisés, mais feu Abdallahi en a décidé autrement car pour lui ce logement n’est plus le sien et ce depuis son départ à la retraite le 1ier janvier 1990, c’est juste une parenthèse pour dire combien il était noble et juste, il se satisfaisait de ce qu'il avait et de ce qu'il était.
La Mauritanie perd aujourd’hui un homme profondément croyant, un grand patriote qui a servi noblement son pays avec beaucoup de dévouement, de droiture et d’engagement. Il était également un modèle de générosité, une générosité sans borne qui lui a valu d’ailleurs le surnom de Rajjel EL Maaloum (l’homme généreux). Je ne peux pas m'empêcher de raconter aussi l’histoire connue de la fameuse porte à l'entrée à la cour de sa propre maison qu’il décide d’enlever pour s'en débarrasser pour toujours afin que sa maison reste et demeure ouverte à tout le monde.
Tout comme un champion fier et déterminé, feu abdallahi ould chreif a tout donné et il a tout gagné.
Puisse le Très Haut accorder son immense miséricorde au cher disparu et l’accueillir en son vaste paradis parmi les prophètes, les Chouhada et les saints. Nulle meilleure compagnie. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients, à ceux qui disent lorsqu’un malheur les atteint : Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons. ‘’
Merci à tous ceux et celles qui se joindront à la famille, en pensée, en ce jour de souvenir.
Par : Idriss Bouna Vall
Association les Amis de la Douane Nouadhibou
association_amis_douane_ndb@yahoo.com
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